Interview Louise te Poele | Leforum.nl


Interview Louise te Poele, Écrit par CrazyMarie,Dimanche, 20 Décembre 2009 19:44

 

Louise Te Poele (1984) a été diplômée en 2008 de l'école ArtEZ d'Arnhem (département beaux-arts et mode) aux Pays-Bas. Elle expose dernièrement à Arte Laguna Art Festival de Venise et à Marseille cette jeune artiste a fait parler d'elle sur la chaine LCM.


-         Quand as-tu commencé la photographie?

Mon intérêt pour la photo a commencé dès l'âge de mes 10 ans. Un été, alors qu'aller me baigner à la piscine avait fini par me lasser, j'ai fouillé dans la maison et dans un tiroir, j'ai trouvé l'appareil photo de ma mère. J'ai pris des photos de ma sœur et de mon chien. C'est vite devenu une série entière, à la fin de la journée, il ne restait plus une seule pellicule à la maison. J'ai commencé ce jour-là et depuis je n'ai jamais arrêté.

Plus tard, j'ai suivi mes études à l'Académie des Arts à Arnhem, où j'ai obtenu mon diplôme en 2008. A l'heure actuelle, je travaille en tant qu'artiste à mon compte.

 

-         Tu peux nous parler de ces photos exposées à la galerie Sanaa?


Dans cette série présentée à la galerie Sanaa, je reviens à mes origines. J´ai photographié les habitants du village où je suis née. J'ai capturé ces moments sans qu'ils aient posés, à des fêtes, des foires et dans la rue. Ce travail est à la limite du documentaire photo. A l'aide du contraste clair-obscur, les personnages paraissent sortir du fond noir, comme des souvenirs du passé, contredisant le fait que les photos ont été prises récemment. J'essaie, dans mes photos, de retranscrire la réalité à travers mon interprétation personnelle.

 

Etait-ce ton intention d'avoir ces photos ressembler à des peintures?

Mon but est de créer une image qui ressemble à une peinture et non à une photo – je n'aime pas montrer mes photos telles qu'elles sortent une fois développées – je veux y ajouter ma propre signature. Ainsi, la photographie sera toujours le point de départ de mes travaux. Elle est le média qui permet de confronter le spectateur avec la réalité et la réalité de mes photos est celle que je capture et crée.

 

Tu as été sélectionnée au festival d'Hyères (festival international de mode et  de photographie) cette année, est-ce que cela a influencé ta carrière?

Faire partie des finalistes du festival d'Hyères a totalement boosté ma carrière! J'ai eu l'occasion de discuter avec beaucoup de gens influents et qui m'ont inspiré, et j'ai eu des retours positifs. Le festival a été une expérience intense, du monde en masse, me posant des questions et donnant leur opinion sur mon travail. La semaine qui a suivi le festival, j'avais du mal à dormir, mon esprit était toujours en France. Cet évènement a également été un succès au niveau de la revue de presse, autant en France qu'aux Etats-Unis, j'ai même eu droit à un article sur le blog du réputé journal Libération. Je pense que le festival a vraiment été le début de ma carrière.

Vous pouvez notemment regarder les interviews par Diana Pernet.


Tu as récemment exposé certaines de tes photos à Marseille. Quelle est ta relation avec la France et le public français?

Ma relation avec le public français est très bonne, même si je ne maîtrise pas très bien la langue. Les personnes qui m'abordent prennent le temps d'essayer de me comprendre.

Je me fais toujours plus ou moins comprendre – avec mes pieds et mes mains! – et fais passer le message sur mon travail, mais la plupart du temps, je n'ai pas besoin de m'expliquer, le public veut juste voir mes photos.

 

Est-ce que tu as des nouveaux projets en cours?

Oui, je travaille sur de nouveaux projets. Entre autres, un livre sur la Farmer Series[1] sera publié l'année prochaine.

 

Merci à Louise qui a répondu à nos questions, une Louise patiente et sympathique!

 


[1] Ndrl : série de photos que Louise a faite dans son village natal 

Mis à jour ( Dimanche, 20 Décembre 2009 19:52 )